Pour l'histoire, les Celtics ont réussi là un incroybable pari. Belle récompense pour les hommes de Doc Rivers, honteux en 2007 et victorieux en 2008. Et puis un joueur comme Kevin Garnett ( à gauche) ne pouvait pas tirer sa révérance avec les doigts immaculés ...
Mais alors, sur qui jeter la pierre ? De manière générale, les agneaux sont encore un peu trop jouvenceaux pour se frotter aux monstres que la NBA abrite. Même quand le troupeau se trouve un chef tout désigné, aka Paul Pierce, celui ci est expédié tout droit à l'infirmerie en cours de saison. Verdict implacable, histoire d'enfoncer un peu plus le clou. « J'ai toujours apprécié Paul, mais je n'avais jamais réalisé à quel point il était important pour cette équipe jusqu'à sa blessure » expliquait alors Al Jefferson, bien conscient que sans l'irremplaçable Pierce l'addition risquait d'être un brin salée. Une absence de mauvaise augure pas franchement à l'avantage d'un groupe qui a défaut de briller comme jadis, essayait tant bien que mal de na pas trop ternir le blason.
La décision de prendre le taureau par les cornes était alors nécessaire, pour ne pas dire indispensable, de la part des dirigeants Celtics. Danny Aige, au centre des critiques se devait de donner une réaction imminente, histoire de calmer un peu les ardeurs générales. Pendant l'été, premier coup d'éclat dans le Massachusetts, ou quand Ray Allen, l'un des shooteurs les plus redoutables de la ligue, troquait son maillot Supersonic pour aborder fièrement le Jersey vert. Enfin un réel et solide soutient pour Pierce qui sera très sûrement débarassé de la pression. Début Août, les dirigeants de la ville verte remettaient le couvert, en acceuillant Kevin Garnett dans les vestiaires du Banknorth Garden. Il aura quand même fallu que Ainge mette la main au portefeuille. Pas moins de 5 joueurs plus un premier tour de la draft 2009, rien que pour l'acquisition du Big Ticket. Aucun doute possible, cette prise de risques onéreuse porterait ses fruits, un jour ou l'autre. Un trade aussi précieux pour Boston que surmédiatisé, tant les objectifs étaient déjà braqués sur le titre, le 17ème du nom.