Ils sont l'avenir de la NBA et ils enflamment déjà les parquets. Ils sont issus de la nouvelle génération, jeunes et talentueux. Une chose est sûre, c'est qu'avec ces phénomènes, la NBA n'a pas fini de briller.
On commence notre tour d'horizon par ces quatre génies du basket qui ont déjà leur place au panthéon. Les ogres de la prometteuse draft 2003 ont déboulé à Cleveland, Denver, Miami et Toronto. Vous l'aurez sûrement deviné, LeBron James, Carmelo Anthony, Dwyane Wade et Chris Bosh sont ces stars nées avec le basket dans le sang. Véritables leaders sur les terrains, habitués des grands rendez-vous comme le All Star Game ou les playoffs, ces colosses font parti du cercle très fermé des meilleurs joueurs de la ligue. A Cleveland, on se demande comment on pourrait gagner un match sans « l'élu ». James est incontournable dans la franchise, pas moins de 78 matchs joués la saison dernière. D'ailleurs ses stats parlent d'elles-mêmes; 27.3 points et 6 passes de moyenne. Déjà bondé de talent à l'université, « The Choosen One » aura démontré par ses prouesses que sa première place à la draft 2003 n'était pas usurpée, loin de là. Depuis son arrivée, Cleveland a le privilège, le luxe de jouer les playoffs, et même la finale comme on a pu le voir la saison passée. La présence glorieuse des Cavs dans l'ultime affrontement, la première de l'histoire de la franchise d'ailleurs, n'était aucunement liée au hasard, le King étant ahurissant. La claque reçue contre les Spurs ne changera pas grand chose, les Cavaliers auront assuré. Plus jeune MVP d'un match all star (21 ans), LeBron James fait parti des étoiles dorées de la ligue, scoreur patenté. Qui pourra arrêter la pépite de Cleveland ? La NBA est désormais sa propriété. Keep out ! A Denver, outre les cakes de Camby et les dribbles d' Iverson, on ne se fait pas prier pour assister au Carmelo show. Capable de marquer dans n'importe qu'elle situation, Anthony est la force pure des Nuggets. L'homme aux 28.9 points de moyenne reste à Denver un véritable joyaux, endurcit par l'arrivée de « The Answer » dans la franchise. On mettra entre parenthèses son dérapage au Madison Square Garden où l'on se souvient du pain généreux qu'il adressa à Nate Robinson. Cette bousculade fut l'objet de critiques, ternissant son image, et de plus a bien failli lui coûter sa place au All Star Game 2007. Ouf ! On a bien noté sa présence à Vegas, foulant le parquet, enchaînant paniers, dunks, shoots. Le matamore des Nuggets aura au final engrangé 20 points, belle performance. Ce qui reste certain, c'est que Carmelo est une véritable machine à marquer, à gagner. Les Nuggets compteront sur lui pour l'avenir. En Floride, il fait beau, il fait chaud... à croire que Dwyane Wade a prit exemple sur la région. Chaud comme la braise dès qu'il prend possession de la balle. Quasi invincible une fois lancé, de plus rapide, adroit et lucide. On comprend sans peine ses deux victoires d'affilé au Skills Challenge. Après un succulent titre acquis en 2006 à la grâce du numéro 3 des Heats, Miami est très vite passé à la trappe en playoffs l'année dernière. La véritable descente aux enfers. Wade tout simplement déroutant l'année du titre floridien n'aura rien pu faire pour éviter l'humiliation du sweep face aux Bulls de Ben Wallace. A 27.4 points et 7.5 passes de moyenne la saison dernière, « The Flash » est incontestablement le leader des Heats, qui plus est depuis le départ du Shaq. Actuellement bons derniers, les champions 2006 n'auront jamais été autant mals en point. La saison est peut-être terminée pour Miami mais soyez en sûrs, D-Wade is not dead. Enfin, Chris Bosh ferme la marche, lui à qui Toronto doit beaucoup. Un vrai lion qui ne recule devant rien. Ses stats sont éblouissantes : 22.6 points, 10.7 rebonds et 1.3 contres de moyenne pour celui qui a 23 ans figure déjà comme l'un des meilleurs à son poste. Bosh possède plus d'une corde à son arc ; les contres, les shoots, les dunks surpuissants ne sont plus un secret pour lui. Si bien que Toronto se repose aisément sur les épaules du futur Kevin Garnett. Sa place dans le 5 du All Star Game 2007 n'était volée à personne. Comme ses petits camardes de la draft 2003, Chris Bosh possède des mains en or, créées pour jouer au basket, et dont il n'a pas fini de faire usage.
Dans le même genre, mais cependant moins illustre, l'ère de la draft 2007 incarnée par Greg Oden premier choix par Portland. Oden vous avez dit ? Out pour la saison. Dommage pour les Blazers qui vont devoir patienter avant de voir le pivot se combiner au Rookie of the Year, Brandon Roy. On regardera ainsi les prestations de Kevin Durant à la loupe qui pour tout dire s'éclate à Seattle en l'absence d'un leader confirmé. Les dirigeants des Sonis n'ont pas hésité un instant pour lui confier la casquette de porte-drapeau. Un avenir qui s'écrit en rose pour Durant, 23 points au Rookie Challenge. Les « premières années », outre l'ailier de Seattle, possèdent un arsenal ahurissant. De notre frenchie Joakim Noah, qui au fil des ans va gagner en puissance, à Al Horford en passant par Yi Jianlian, tous sont promis à une belle carrière.
Hormis ces basketteurs aux dons surdimensionnés, on retrouve une liste interminable de jeunots immensément talentueux. Danger sur le monde de la NBA ! A Boston, l'arrivée de Ray Allen et de Kevin Garnett ne suffisait pas on dirait, il a fallu en plus que Rajon Rondo explose dans son rôle de meneur. Les Celtics sont désormais les hommes à battre. Le sophomore fait preuve d'une incroyable maîtrise balle en mains, Boston a trouvé son meneur. Et de surcroît allié au trio de choc, forcément ça cause des dégats. Rondo n'est pas seul, loin de là. Les jeunes meneurs sont à la fête, Chris Paul dans le rôle du DJ. Si peu d'années d'expérience et pourtant tant de talent, c'est à se demander comment le meneur des Hornets s'y prend. Capable de scorer (17.3 points de moyenne la saison dernière), de distribuer des caviars (8.9 passes de moyennne), Paul a même, pendant un temps, détrôné Steve Nash de se place de meilleur passeur de la ligue. C'est vous dire son agilité. A Utah aussi on possède un meneur de talent, en la personne de Deron Williams. Cumulant 16.2 points et 9.3 passes de moyenne la saison dernière, le point guard des Jazz aura été parfait dans le rôle de suppléant de Carlos Boozer pendant les playoffs, et ce jusqu'à la finale de conférence. Pas mauvais pour deux sous l'ami Deron. Dans l'antre des Hornets, il se permet même de chiper le trophée du Skills Challenge à Wade. A Portland aussi la jeunesse est maîtresse, 24.5 ans de moyenne, soit l'équipe la plus novice. A défaut de pouvoir profiter de Greg Oden, les Blazers se reposent sur Brandon Roy, Rookie of the Year 2007. Le shooteur patenté a prouvé tout au long de la saison dernière que le titre ne devait être attribué qu'à lui et à lui seul. Cette année encore, il s'impose comme le leader d'une franchise surprenante et ambitieuse. L'ambition, les Warriors l'ont eu au moment de ridiculiser Dallas en playoffs. Et si Golden State fait confiance à des scoring-machines comme Baron Davis, la montée en puissance de Monta Ellis n'est de plus bénéfique. Dernier MIP de la saison, Ellis est le joueur révélation. Avouez que ses lay-ups cabalistiques et que ses dunks subjugants vous font de l'effet ! A 16.4 points de moyenne, l'arrière des Guerriers de l'Etat doré à toutes les cartes en mains pour devenir All Star. A Atlanta en revanche, c'est plus compliqué. On se fixe comme objectif...les playoffs. Ca fait sourire on l'admet. Mais les Hawks ne plaisantent pas à l'image de Josh Smith, lassé d'une telle situation. « J-Smoove » est bien le seul avec Joe Johnson à se surpasser pour que la franchise possède un semblant de convenance. Dommage car le jeune ailier possède du talent. Son jump phénoménal lui permet de claquer des dunks à la limite du réel. Smith a beau être ailier, cela ne l'empêche pas, pour notre plus grand bonheur, d'aller au contre (plus de 3 par match cette saison) pour humilier les grandes tailles. Seule lacune, son shoot qu'il s'empresse tout de même de travailler. Restons dans le domaine des crêpes, avec Emaka Okafor, la révélation des Bobcats, véritable monstre de la bâche, gobeur de rebonds. L'arme fatale de Charlotte, c'est lui. Au même poste, et bien plus adroit, n'oublions pas Dwight Howard, l'ogre, le géant le digne héritier du Shaq. C'est bien simple, il est partout, rebonds, contres, un vrai danger balle à la main. Cerise sur le gâteau, une détente des plus époustouflantes. C'est que le gars assure question dunk, pour preuve sa victoire cette année au Slam Dunk Contest. Les autres Green et Moon n'ont eu aucune chance. Ce véritable monstre de puissance est le pivot qui fera bientôt sensation. On comprend parfaitement sa présence dans le 5 majeur du All Star Game 2008. D'ailleurs, un an avant, il signe 20 points pour sa première apparition sous le maillot de l'Est, plutôt convaincant. Et enfin nous finirons, et c'est inévitable, par parler du Trio infernal des Bulls. Luol Deng, Ben Gordon et Tyrus Thomas, dix ans de carrière à eux trois, qui sont à coup sûr les artisans du joli coup de balais, sweep pour rester traditionnel, infligé aux Heats. Get Back Miami ! Explosif, combatif et jeune, ce trio a de quoi s'il reste soudé faire cauchemarder les défenses adverses.
Dans cette jungle endiablée, il restera les éternels, les vétérans qui même avec le poids des années continuent de mettre feu aux parquets. A Houston, quand le titan Yao Ming manque à l'appel, à qui la relève ? Rassurez-vous, la franchise texane s'est hâtée de passer le flambeau à Dikembe Mutombo, de quoi tenir la route. Pendant l'absence du Dragon, le « papy » a assuré. A 41 ans, Mutombo possède encore des restes fructueux. Défenseur rugueux, contreur acharné, ce « big men » aura tout de même passé 17 longues années en NBA jusqu'à présent. Grant Hill lui aussi foule les parquets depuis un bail, 12 ans pour être exact. L'homme en a connu des galères, des blessures à répétition, des années noires. Depuis, il a retrouvé la pêche aux Suns, il est comme un poisson dans l'eau. Le small foward de Phoenix n'a plus qu'une chose en tête, conquérir le Graal. Il sait qu'aux côtés de Nash et compagnie, la mission est loin d'être impossible. En parlant du titre, les Spurs ont-ils dans leurs cordes un back-to-back ? En tout cas, on a apprécié le sweep prescrit aux Cavs, dépassés en défense. C'est que Bruce Bowen, le chien de garde par excellence, en aura fait voir de toutes les couleurs au King de Cleveland. Défenseur infranchissable, à 36 ans, Bowen est un vrai cauchemar pour ses adversaires directs. Et soyez en sûrs, c'est pas demain la veille que les autres Bryant et James auront le champ libre. Allen Iverson est lui aussi la bête noire de ses rivaux. Dribbles de feu, shoots imprévisibles, le meneur des Nuggets est intenable. A 26 points de moyenne l'année dernière, « The Answer » est une vraie bombe. Onze ans de carrière NBA dans les jambes, et pas une ride ! Autre meneur infatigable, il fait collection des triples-doubles. C'est sûr, Jason Kidd n'est plus un jeunot, mais il possède encore du peps. Plus de 13 points et 9 passes de moyenne, telles étaient les stats du meneur des Nets la saison dernière. Des Nets ? Il faudra vous y faire, vous n'aurez plus l'occasion de voir une crêpe de Vince Carter sur un alley-oop de Kidd. Dallas est son nouveau terrain de jeu, et inutile de dire que la combinaison avec Dirk Nowitzki va créer des ravages à l'Ouest. A l'Est en tout cas, les leaders restent indéniablement les maillots verts, comprenez Boston. En à peine un an, la franchise est passée du statu de bonne dernière, abonnée au bas du classement à celui de dominatrice absolue. L'entrée en piste du trio infernal dans le Banknorth Center y est bien évidemment pour quelque chose. On pourra dire que le recrutement des dirigeants des Celtics aura porté ses fruits. Le tiercé gagnant : Pierce-Allen-Garnett, 32 ans d'expérience NBA à eux trois. Ces invulnérables guerriers sont en train d'offrir à Boston son 17ème titre, si ce début de saison pour le moins déroutant continue sur sa lancé. On termine comme il se doit, en beauté. Cela fait onze saisons qu'il joue pour les Lakers, et aujourd'hui on se demande si il y en aura une douzième. Quoi qu'il arrive, l'ouragan Kobe Bryant dévaste tout sur son passage. Après avoir bouclé une saison 2006-2007 à plus de 31 points et 5 passes de moyenne, l'arrière des Lakers repart plutôt mal avec la franchise. Blessé juste avant la trêve du All Star Week-End, un sentiment profond est en train de l'envahir. Dunks surnaturels, paniers invraisemblables, ce domaine lui est familier. Très critiqué ces dernières années, la star a changé d'attitude si bien qu'on s'arrache les Jerseys « Bryant 24 ». Ne lui manque qu'un sacre de MVP de la saison régulière, une distinction qui viendrait couronner sa carrière. Pour faire bref, le mot légende lui va comme un gant et il faut bien avouer que sans ce génie du basket, Los Angeles coulerait à pic.
Une chose reste certaine, la relève est assurée, la nouvelle génération débarque. La NBA promet à ses fans d'avoir un avenir doré, débordé d'étoiles montantes. Sur ce, que les meilleurs gagnent ! 100% by Crazy-Dunk6